Endocrino-psychologie

L'équilibre est naturel

La nature trouve toujours un équilibre, pourquoi pas nous ?

hippocrate-alimentation

La cause racine de nos maladies

hygiène de vie

Dans notre quotidien, nous avons tendance à oublier l'importance de notre hygiène de vie dont notre santé dépend entièrement. Aujourd'hui, pour guérir, nous prenons des médicaments, qui, la plupart du temps, suppriment les conséquences de troubles plus profonds. Nos symptômes sont regroupés par maladie et un traitement est choisi pour supprimer ces signaux. Nous avons oublié de nous poser la question "pourquoi maintenant et pas avant" ou "pourquoi moi et pas les autres" ? Nous restons sur une causalité maladie, donc traitement, mais nous ne cherchons pas la cause racine de la maladie. Nous remarquons facilement que certaines personnes sont plus souvent malades que d'autres. Alors, quelles sont les différences ? Viennent-elles de la génétique, de l'environnement ou de l'esprit ?

La génétique

génétique

Il parait évident que nos gènes sont déterminants pour notre santé. Notre génétique définit ce que nous sommes. Nos capacités physiques, physiologiques et psychologiques proviennent de notre ADN. Celui-ci est le manuel d'utilisation de notre être.

Beaucoup de maladies sont dites génétiques. Certaines peuvent être diagnostiquées avant la naissance de l'enfant (après 5 mois de grossesse). Le génome humain est impossible à analyser et à comprendre sans observation de causalité entre la présence de certains gènes et des caractéristiques spécifiques observées chez le même individu. De plus, nous parlons plus souvent de la présence de gènes favorisant l'apparition de la maladie.

base de données

Je vois la génétique comme un cahier des charges ou une base de données, elle nous donne des objectifs plus ou moins précis avec différents chemins qui pourraient nous y faire parvenir. Ces informations découlent de l'expérience de nos ancêtres, elles proviennent de l'adaptation réussie d'une multitude de générations nous précédant. Selon nos obstacles, nos possibilités évoluent, ainsi que nos gènes "actifs". Si le changement engendre une maladie grave, il est souvent difficile de faire marche arrière mais je suis convaincu qu'il reste toujours une multitude d'alternatives. Nous devons voir la maladie comme un équilibre de notre corps pour nous adapter à ce qui nous entoure. C'est pourquoi l'environnement, lui aussi, joue un rôle prépondérant dans le développement des maladies.

Aujourd'hui, nous savons que nos gènes ne sont pas une fatalité, ils sont utilisées seulement en fonction de notre environnement. L'épigénétique montre que selon notre alimentation et le milieu où l'on vit notre ADN s'exprimera différemment.

L'environnement

terre malade

Personne ne nie l'influence de notre environnement sur notre état de santé. L'acclimatation est totalement différente s'il fait chaud ou froid, humide ou sec, si nous mangeons beaucoup ou peu, si nous sommes végétariens ou crudivores etc. Les paramètres extérieurs sont infinis et nos gènes résultent de l'ajustement de tous nos prédécesseurs face à ces assimilations.

Notre ADN est une source immense d'information. Tant que nous n'essayons pas toutes les conditions de vie possibles nous n'exploitons pas entièrement nos capacités génétiques d'adaptation. Nos moyens sont colossaux et nous ne les connaissons pas assez pour être fatalistes. Chaque maladie a une raison d'être que nous ne comprenons pas toujours. Pourtant, elle découle de l'adaptation de notre corps face à un obstacle. Cette adaptation n'aboutit pas toujours vers un mieux être. Pour modifier notre état nous pouvons essayer de supprimer ou changer l'obstacle mais nous avons aussi la possibilité de faire évoluer nos moyens. En effet, chaque paramètre de notre hygiène de vie compte et permet d'affronter différemment la source du problème.

Epigénétique

Pour moi, l'environnement prend autant en compte la pollution de l'air, l'humidité, la chaleur, les pesticides, les aliments absorbés que notre activité physique. Modifier notre hygiène de vie peut amener une nouvelle perspective d'adaptation pour notre corps. En effet, si nous absorbons une molécule différente pouvant, par sa structure, nous réparer ou nous nettoyer c'est comme si, face à un mur ou une cage, nous avions un marteau piqueur ou une scie. Notre environnement et notre ADN renferment respectivement les outils et les conseils d'utilisations nécessaires pour nous permettre d'être en bonne santé. Cependant, faut-il vouloir et avoir les capacités nécessaires pour les utiliser correctement.

Nous avons certainement déjà tous constaté que la maladie ne nous frappe pas tous de la même manière et à la même fréquence. Parfois, l'environnement et l'ADN peuvent être identiques ou proches et pourtant des différences importantes persistent. Une prise de conscience de l'importance de notre état d'esprit face à la vie est capitale pour comprendre nos dissemblances. Une personne positive tombera moins malade qu'une personne négative. Certaines bactéries peuvent être considérées comme des charognards nettoyant des dépouilles. Plus nous sommes pessimistes, nihilistes ou négatifs plus nous attirons la maladie. Parallèlement, plus un animal d'un troupeau est faible, plus il a de chance de se faire manger par des prédateurs.

Nos émotions sont à l'image de notre métabolisme, plus nous nous sentons bien, plus notre métabolisme fonctionne correctement et vice versa. En effet, chaque ressenti a une influence sur notre corps, rythme cardiaque, chaleur, vitalité, fatigue. En outre, nos émotions peuvent modifier nos gènes. Nos affects sont le liant entre notre corps et notre esprit.

L'esprit

volonté

Aujourd'hui des preuves scientifiques permettent d'affirmer que l'état d'esprit modifie nos réussites autant externes qu'internes. Des statistiques nous montrent que les personnes positives ont des taux de réussites professionnelles supérieurs aux personnes négatives. De plus, des preuves physiques parfaitement mesurables manifestent une modification de l'expression de nos gènes par nos émotions.

stress explication

Le prix Nobel de médecine 2009 a été décerné pour des travaux en biologie cellulaire. Ceux-ci montrent les effets du stress sur l'organisme. L'ADN serait modifié à la suite d'un stress prolongé. Ces études sont particulièrement intéressantes puisqu'elles nous ouvrent de nouvelles possibilités non exploitées. En effet, même si les travaux restent très focalisés sur une cause engendrant plusieurs anomalies possibles, nous pouvons très bien prendre de la distance et interpréter les résultats de différentes manières.

volonté

Si nous continuons le parallèle avec nos outils et notre manuel d'utilisation, il paraît évident que notre volonté et nos capacités intellectuelles sont déterminantes pour atteindre nos objectifs. Si nous avons une motivation telle que nous modifions nos outils et notre manuel d'utilisation pour une utilisation spécifique nouvelle alors les limites deviennent seulement psychologiques et matérielles.

Si nous voulons comprendre pourquoi un individu se casse la jambe, l'analyse cellulaire ne fera que confirmer l'observation d'origine. Par contre, une réflexion sur la fatigue physique et l'alimentation de la personne nous rapprochera bien plus de la cause de son accident. C'est pourquoi, nous devons garder un point de vue global de la situation et avoir une analyse à la bonne échelle. Si le stress permet la modification de notre ADN, pourquoi croire que c'est une anomalie ou un hasard ?

Si nous sommes trop tourmentés, le corps nous permet de modifier notre ADN pour changer notre adaptation physiologique et biologique afin d'être soumis à moins de stress. Cependant, il faut rester conscient que la solution facile pour ne plus être affligé de contraintes physiques et psychologiques est de mourir.

Comme Grichka et Igor Bogdanoff ont pu l'écrire dans leur livre "la fin du hasard", le hasard n'est autre que l'incomplétude de la connaissance. Pour moi, les accidents (aléatoires et fortuits), la coïncidence, l'incertitude, le risque, la chance ne sont que des mots pour combler le vide d'explication. Chacun est libre d'en rester là ou d'essayer de les combler par du bon sens. Comme disait Einstein
"Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don."
et aussi
"Si les faits ne correspondent pas à la théorie, changez les faits."
Ainsi, quand la maladie nous dévore restons intuitifs et arrêtons de nous plonger dans la drogue médicamenteuse et l'analyse microscopique. Nous sommes obnubilés par les démonstrations scientifiques et le raisonnement cartésien alors qu'ils ne servent qu'à confirmer nos théories et nos idées. Même l'un des plus grands scientifiques du monde donnait plus d'importance à l'intuition qu'au rationnel. J'ai tendance à regrouper l'abstrait, l'idée, la théorie, le subjectif, l'intuition et les émotions mais ces deux derniers font l'intermédiaire avec le concret, le rationnel, le cartésien et l'objectif.

valeurs concrètes

Le principe de la mémoire se divise en deux étapes, l'enregistrement et le souvenir. Toutes les informations dont nous disposons ont été inscrites pour que nous puissions les utiliser. Pourquoi ce qui est inscrit dans nos gènes ne pourrait pas être modifié alors qu'il évolue génération après génération. Qu'est-ce que la théorie ou l'abstrait ? Le parallèle entre la mémorisation est évident avec l'abstraction : mémoriser c'est abstraire le concret. Tout ce qui est théorique est une mémorisation de ce qui est objectif. Par notre observation et notre adaptation vis à vis d'un objet nous allons pouvoir faire abstraction de celui-ci en le mémorisant. Il n'y a pas de dualité possible entre l'idée et la réalité.

Conclusion

Tout ce que nos hormones font pour que nous gardions une homéostasie corporelle, elles le font pour que nous mémorisions ces adaptations. Tout ce que nous faisons concrètement doit nécessairement se faire théoriquement pour pouvoir être mémorisé. Tout ce que nous pensons provient de nos adaptations concrètes. Tout ce que notre corps peut faire grâce à notre système endocrinien, notre cerveau le mime parfaitement avec ce même système hormonal, seul l'organe change. Notre santé est à l'image de notre système glandulaire.

émotions

Nos émotions sont le moyen de communication entre notre corps et notre esprit. Si nous ne nous sentons pas bien psychologiquement nous ne le serons pas physiquement et vice versa. Et plus nos émotions négatives se prolongent et s'accentuent, plus nous prenons le risque d'être malade. Nos limites peuvent certainement être repoussées mais elles ne doivent pas pour autant être oubliées. Comme Lavoisier disait :
"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme."
Nous pouvons faire évoluer et développer nos aptitudes mais nous ne pouvons pas créer de toute pièce de nouvelles capacités.

Nos émotions, notre corps, notre esprit et notre système endocrinien ne font qu'un. Aucun facteur ne doit être privilégié, ils sont tous aussi importants les uns que les autres. Les uns impactent les autres, tout est interdépendant. En jouant sur ces instruments nous devons trouver l'harmonie de notre unité. En rééquilibrant notre système hormonal, l'appareil Equilios, nous le permet.