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ToggleGary Schubach : que nous apprend ce chercheur sur la sexualité et la santé féminine ?
Mis à jour le 19/07/2026 par La rédaction
Gary Schubach est un chercheur américain dont les travaux ont contribué à documenter scientifiquement l'éjaculation féminine, un phénomène longtemps tabou et mal compris dans la littérature médicale. Si vous avez croisé ce nom au détour d'une recherche sur la sexualité féminine, vous vous demandez probablement qui il est exactement, ce qu'il a étudié, et en quoi ses conclusions vous concernent concrètement. Dans cet article, je vous propose un tour complet, factuel et bienveillant, de ses travaux et de ce que la science dit aujourd'hui sur ce sujet.
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Qui est Gary Schubach ?
Gary Schubach est un éducateur sexuel et chercheur américain associé à l'Institute for Advanced Study of Human Sexuality (IASHS) de San Francisco, une institution privée spécialisée dans l'étude de la sexualité humaine. Il a conduit, à la fin des années 1990 et au début des années 2000, une série d'observations sur l'éjaculation féminine — un phénomène physiologique que la médecine conventionnelle avait longtemps soit ignoré, soit assimilé à de l'incontinence urinaire.
Il est important de préciser d'emblée le contexte institutionnel : l'IASHS n'est pas une université de recherche traditionnelle au sens académique du terme, et les travaux de Gary Schubach ne sont pas des essais cliniques randomisés publiés dans des revues à comité de lecture de premier rang. Ce sont des observations qui ont néanmoins participé à ouvrir un débat scientifique plus large sur la réalité physiologique de l'éjaculation féminine. Les résultats de Gary Schubach ont circulé dans des cercles d'éducation sexuelle et ont été cités dans des discussions académiques ultérieures, notamment pour leur caractère pionnier dans la collecte de données empiriques sur ce sujet.
Sa contribution principale : avoir tenté de répondre de façon méthodique à une question que peu de chercheurs avaient osé poser ouvertement — d'où vient le liquide produit lors de l'éjaculation féminine ?
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Qu'a-t-il étudié exactement ?
Gary Schubach a conduit une étude observationnelle dans laquelle des participantes volontaires ont été équipées de cathéters urinaires afin d'identifier précisément l'origine du fluide expulsé lors de l'éjaculation. L'objectif était de distinguer ce fluide de l'urine classique et de déterminer si une autre source anatomique était impliquée.
Ses observations l'ont amené à conclure que le fluide produit lors de l'éjaculation provenait en grande partie de la vessie, mais qu'il présentait une composition chimique différente de l'urine « classique » — plus diluée, avec des concentrations variables en créatinine et en urée. Cette conclusion est cohérente avec des travaux ultérieurs menés par d'autres chercheurs, que nous verrons plus loin.
Il convient de souligner les limites méthodologiques inhérentes à ce type de travaux : petit effectif, biais de sélection (participantes déjà familières avec le phénomène), absence de groupe contrôle et publication hors des circuits académiques standards. Ces limites n'invalident pas la démarche, mais invitent à la contextualiser parmi un ensemble plus large de recherches.
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Qu'est-ce que l'éjaculation féminine sur le plan physiologique ?
L'éjaculation féminine est l'expulsion de fluide par l'urètre lors de l'excitation sexuelle ou de l'orgasme. Ce phénomène est bien réel, documenté dans de nombreuses études, et ne doit pas être confondu avec de l'incontinence urinaire.
La littérature scientifique distingue aujourd'hui deux phénomènes souvent confondus :
| Phénomène | Origine probable | Volume | Composition |
|---|---|---|---|
| Éjaculation féminine vraie | Glandes de Skene (prostate féminine) | Faible (quelques millilitres) | Liquide blanchâtre, riche en PSA (antigène prostatique spécifique) |
| Squirting | Vessie | Variable, pouvant être important | Liquide clair, proche d'une urine très diluée |
Les travaux de Gary Schubach s'inscrivent dans ce continuum de questionnement, avec une focalisation sur l'origine vésicale — une hypothèse que la science a depuis confirmée pour ce qui est du squirting, tout en reconnaissant l'existence d'une éjaculation proprement glandulaire distincte.
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Les glandes de Skene : le « point G » de l'anatomie féminine
Les glandes de Skene — aussi appelées « prostate féminine » par certains anatomistes et reconnues sous ce terme par le Comité fédératif international de terminologie anatomique (FICAT) — sont des petites structures glandulaires situées de part et d'autre de l'urètre distal chez certaines femmes.
Leur présence n'est pas universelle : des études anatomiques estiment qu'elles sont présentes et fonctionnelles chez une proportion variable de femmes, sans que des chiffres précis et consensuels aient été établis. Ce point est important : l'absence d'éjaculation ne signifie pas un dysfonctionnement. La variabilité anatomique est la norme en biologie humaine.
Ces glandes produisent un fluide contenant du PSA (antigène prostatique spécifique), une protéine que l'on retrouve habituellement associée à la prostate masculine. C'est précisément la présence de PSA dans le fluide éjaculatoire féminin qui a permis aux chercheurs — après Gary Schubach et d'autres pionniers — de démontrer que l'éjaculation féminine n'était pas de la simple urine.
Sur le site equilibre-hormonal.fr, vous trouverez un article dédié à l'anatomie féminine intime qui complète utilement cette section.
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Ce que dit la recherche depuis Gary Schubach
Ce que dit la recherche — niveau de preuve La recherche sur l'éjaculation féminine reste un domaine peu financé et sous-étudié. Les études disponibles présentent souvent de petits effectifs. Les conclusions sont néanmoins convergentes sur les points suivants : le phénomène est réel, il est physiologique, et il implique des structures anatomiques distinctes.Voici les travaux les plus cités à ce jour :
- Salama S. et al. (2015) — Journal of Sexual Medicine : étude sur 7 femmes, combinant échographie et analyse biochimique, confirmant l'origine vésicale du squirting et la présence de PSA dans le fluide.
- Zaviacic M. et al. — chercheur slovaque ayant contribué dès les années 1980-1990 à documenter l'existence des glandes de Skene et leur équivalence fonctionnelle avec la prostate masculine.
- Jannini E.A. et al. — ont publié plusieurs articles dans des revues de sexologie sur le débat point G / éjaculation féminine, rappelant la nécessité d'études à plus grande échelle.
Ce que je retiens de mon propre parcours de lecture sur ce sujet : la sexualité féminine a historiquement été la grande absente des études cliniques sérieuses. Pendant des décennies, des symptômes réels ont été niés ou pathologisés. Les travaux de Gary Schubach, imparfaits qu'ils soient sur le plan méthodologique, ont eu le mérite de poser des questions que personne ne posait officiellement.
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Pourquoi ce sujet est-il important pour votre santé hormonale ?
L'éjaculation féminine, la lubrification vaginale et la réponse sexuelle sont toutes étroitement liées aux hormones — en particulier aux œstrogènes et à la testostérone.
- Les œstrogènes jouent un rôle central dans la lubrification vaginale, la vascularisation des tissus génitaux et la sensibilité des muqueuses. Une carence en œstrogènes (comme en périménopause ou ménopause) peut altérer significativement la réponse sexuelle.
- La testostérone, présente en petites quantités chez les femmes, contribue à la libido et à la sensibilité des zones érogènes.
- Les glandes de Skene sont elles-mêmes sensibles aux androgènes, comme la prostate masculine — ce qui explique pourquoi leur développement et leur activité varient selon les profils hormonaux individuels.
Pour aller plus loin sur le lien entre hormones et santé sexuelle féminine, je vous recommande de consulter notre guide sur les œstrogènes et le cycle menstruel disponible sur ce site.
Voici les principales hormones impliquées dans la réponse sexuelle féminine :
- Œstradiol : lubrification, élasticité des tissus vaginaux, vascularisation
- Testostérone : libido, sensibilité clitoridienne et périnéale
- Progestérone : peut moduler la libido selon la phase du cycle
- Ocytocine : libérée à l'orgasme, hormone du lien et de la détente
- Dopamine : impliquée dans la motivation sexuelle et le désir anticipatoire
Quand consulter un médecin ou une gynécologue
Quand consulter Si vous observez des pertes urinaires lors de rapports sexuels ou à d'autres moments et que cela vous gêne ou vous inquiète, consultez votre gynécologue ou un·e médecin. Ce symptôme peut relever de l'incontinence urinaire d'effort ou d'urgence, qui sont des pathologies traitables et distinctes de l'éjaculation féminine. De même, toute douleur lors des rapports, une sécheresse vaginale persistante ou une modification de votre réponse sexuelle méritent un avis médical.Il n'existe pas de « norme » concernant l'éjaculation féminine. Son absence est tout aussi normale que sa présence. En revanche, si vous ressentez une anxiété ou une honte autour de votre sexualité, une consultation auprès d'une sexologue ou d'une psychologue spécialisée peut être très bénéfique.
Cet article est informatif. Votre situation personnelle, vos symptômes et vos questions méritent l'avis d'un professionnel de santé qualifié.---
Questions fréquentes
Q : Gary Schubach est-il un médecin reconnu par la communauté scientifique ?
R : Gary Schubach est associé à l'Institut for Advanced Study of Human Sexuality de San Francisco, une institution privée. Ses travaux ne relèvent pas de la recherche clinique académique traditionnelle, mais ils ont eu une valeur heuristique en posant des questions empiriques sur l'éjaculation féminine à une époque où ce sujet était largement ignoré par la médecine conventionnelle.
Q : L'éjaculation féminine est-elle universelle ?
R : Non. La capacité à éjaculer varie d'une femme à l'autre, en lien notamment avec la présence et le développement des glandes de Skene, qui sont variables anatomiquement. L'absence d'éjaculation ne signifie pas un dysfonctionnement.
Q : Le squirting est-il de l'urine ?
R : En partie. L'étude de Salama et al. (2015) publiée dans le Journal of Sexual Medicine a montré que le fluide du squirting provient en grande partie de la vessie et présente une composition proche d'une urine très diluée, mais il contient également des traces de PSA issues des glandes de Skene. Il ne s'agit donc pas de simple urine.
Q : Les hormones influencent-elles l'éjaculation féminine ?
R : Oui, indirectement. Les œstrogènes et la testostérone influencent la sensibilité des tissus génitaux, la lubrification et l'activité des glandes de Skene. Les variations hormonales liées au cycle, à la grossesse ou à la ménopause peuvent donc modifier la réponse sexuelle globale.
Q : Peut-on apprendre à éjaculer ?
R : La réponse sexuelle peut être influencée par la connaissance de son propre corps, la relaxation et la stimulation appropriée. Toutefois, l'éjaculation reste un phénomène physiologique lié à l'anatomie individuelle, et il n'existe pas de méthode garantie.
Q : Où trouver des informations fiables sur la sexualité féminine ?
R : L'article de Salama et al. (2015) dans le Journal of Sexual Medicine est librement accessible dans sa forme résumée. La page Wikipedia sur l'éjaculation féminine offre également une synthèse documentée. Pour la santé hormonale, ce site constitue une ressource complémentaire.
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Article rédigé par la rédaction du site. Contenu d'information générale : il ne constitue ni un diagnostic, ni un avis médical personnalisé. Consultez un professionnel de santé pour toute question vous concernant.